Fanchon Pradalier-Roy

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La nouvelle civilisation est en marche !

 

Après les guerres de religions, les guerres de civilisations ?

La sortie dans un contexte électoral, du Ministre de l’Intérieur français, Claude Guéant, également chargé de l’immigration, au sujet des civilisations, affirmant que «toutes les civilisations ne se valent pas", a fait scandale. Demandons-nous pourquoi ?

Il ne faisait aucun doute que notre ministre pensait très fort à la supériorité de notre civilisation (française ? européenne ? occidentale ?) sur la civilisation arabo-musulmane qu’il entendait stigmatiser par cette formule, en ajoutant que « celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique". Il ya manifestement un amalgame, qui n’est sans doute pas fortuit, entre le terme de civilisation et celui de valeurs. Les valeurs de liberté, égalité, fraternité, sont maintenant entrées non seulement dans la Constitution française, mais dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Et si certains Pays ne les appliquent pas (encore), nous sommes sous un régime, la République française, qui, en principe, les respecte et les honore, après en avoir fait don au Monde.

C’est pourquoi, bien que ce ne soit pas le propos de cet article, je ne peux, au passage, que montrer combien la première nature scandaleuse du propos vient du fait même qu’il émane d’un ministre de la République, qui plus est chargé de l’Intérieur (et donc de la cohésion de la Nation) et utilisant le terme de civilisations pour désigner et stigmatiser des groupes de populations issues de l’immigration et pourtant devenues françaises (de nationalité) mais qui relèveraient d’une civilisation inférieure à la nôtre…. ainsi voici notre ministre pris en flagrant délit de non respect des valeurs fondamentales de la République, et notamment l’égalité et la fraternité ; celles-là même qu’il érige comme principes supérieurs ! Ainsi voici un ministre saisi de schizophrénie entre les deux fonctions qu’il occupe aux niveaux de l’intérieur et de l’immigration. La vieille antienne du français de souche (aussi stupide et dangereuse que celle de l’Aryen de souche) ne cesse de refaire surface, laissant en permanence accroire que certains citoyens sont plus légitimes que d’autres, voire sont plus « égaux » que d’autres… en contradiction même avec les valeurs de la République. Il m’étonne que les commentaires éclairés ne soulignent pas cette contradiction première ! Il faut croire que nous n’aimons les valeurs de la République non pas dans leur mise en pratique mais lorsqu’elles sont brandies en idéologies ! On va discourir sur cette phrase à l’infini, oubliant les valeurs mêmes qu’elle bafoue !

Un professeur de Harvard, l’américain Samuel Huntington a théorisé, à la fin des années 90, un inévitable choc des civilisations[1]. Le 11-septembre a semblé confirmer qu’il était en route et  qu’il était susceptible de nourrir des troubles au sein même de certains pays.  Nous sommes en fait en pleine guerre des idéologies, ou plutôt dans une idéologie de guerre, et cette fois rien moins qu’une guerre de civilisations. Comme si d’autres intérêts, financiers, de pouvoir et de domination n’étaient pas à la manœuvre ! Guerre des idéologies, et idéologie de conflit, voilà bien la marque de l’ère des Poissons finissante et du 6ème rayon, celui de l’idéalisme, qui régit les Poissons.

Le Poisson est un signe marqué par une grande dualité dont la plus extrême est celle entre le Bien et le Mal.  Et cette ère qui a débuté avec le christianisme, a connu toutes sortes de conflits territoriaux et religieux. On aurait pu espérer que la Deuxième guerre mondiale en marque l’apogée, puisqu’il ne s’agissait de rien moins que de la lutte du Bien contre le Mal. Mais à peine celle-ci terminée, voilà que nous avons inventé une autre dualité tout aussi radicale : le conflit entre l’Est et l’Ouest (symbolisée par le mur de Berlin), le capitalisme et le communisme, l’économie de marché et l’économie d’Etat. Après la chute du Mur de Berlin, en 1989, Germaine Holley expliquait que le capitalisme et le communisme étaient les deux faces d’une même énergie, représentées par les deux coupes opposées du symbole des Poissons, et que maintenant que l’un s’était effondré, l’autre ne tarderait pas à le faire… Et elle voyait cela au plus tard pour 2012 ! Nous y sommes ! Notons enfin qu’en novembre 1989, au moment de la chute du Mur, Pluton était à son périhélie, à 15° du Scorpion, au milieu exact de ce signe de la croix fixe, et point de retournement, turning point.

Ainsi puisque l’économie libérale (belle usurpation de la liberté!) qui cache l’économie de marché, qui voile le capitalisme n’avait plus d’adversaire, il fallait d’urgence en trouver un autre ! L’inconscient collectif est puissant, et celui qui est encore inspiré par le paradigme des Poissons, qui se nourrit de conflit, a trouvé de nouveaux protagonistes : les civilisations. Et bien sûr pas n’importe lesquelles : Israël implanté juste après la fin de la guerre en terre musulmane, allait être l’emblème de la lutte entre l’Occident et ses valeurs judéo-chrétienne et l’Orient et sa culture arabo-musulmane.

Ainsi l’idéalisme nourri par le 6ème rayon avait un conflit à se mettre sous la dent… gageons que lorsque nous aurons épuisé celui-ci (espérons le avant qu’il nous épuise !), nous en trouverons un autre avec l’Extrême-Orient et la Chine…  Et nous réveilleront pour cela le dragon chinois !

A moins que le 7ème rayon de l’ordre cosmique n’entre en activité de façon décisive pour instaurer un ordre Verseau, celui qui correspond aux droits humains que des êtres avancés ont saisi et qui peu à peu se font respecter sur la Terre !

La nature du nouveau paradigme : quelle vision du monde ?

En ce changement d’ère nous assistons à une sorte de clivage entre les tenants des anciennes valeurs et ceux qui aspirent aux nouvelles. Nous dirons que nous sommes en train de changer de paradigme et que le nouveau est en train d’émerger. Il est intéressant de préciser ce terme de paradigme, qui vient du Grec ancien, qui a été utilisé par Platon, notamment dans le Timée, et qui signifie « modèle » ou « exemple ». Comme le mentionne Marc Luyckx Ghisi dans son ouvrage Surgissement d’un nouveau monde,  le terme qui l’illustre le mieux est allemand « Weltanschauung », et signifie : vision du monde.

Nous avons déjà accouché de cette vision du monde, typiquement « Verseau », où chaque individu et chaque groupe humain, du plus petit au plus grand, de la nation à la civilisation, du pays au continent, et du continent au monde entier, serait libre et égal en dignité et en droit, où chacun pourrait vivre sa singularité dans la diversité des expressions humaines, politiques et culturelles, et où la fraternité et la solidarité seraient présentes. L’essentiel des valeurs de ce nouveau monde et des droits y afférents sont exprimés dans la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, datant du 10 décembre 1948. Plusieurs penseurs les ont exprimé, Edgar Morin à travers son concept de « Terre-Patrie », Stéphane Hessel à travers son Indignez-vous construit à partir des valeurs du Conseil National de la Résistance (et donc du mariage du communisme et du gaullisme, dans ce qu’ils ont de meilleur). Mais nous ne les avons pas nourris, développés, fait grandir et respecter pour en donner un « modèle » durable et viable. Le mouvement « New Age » et les générations de 68 en ont tenté l’expression un peu partout dans le monde, mais se sont laissés marginaliser par leur fuite idéaliste dans des paradis artificiels. Maintenant ces paradis sont redescendus sur terre en devenant consuméristes et fiscaux !

Pour que la logique du 7ème rayon s’installe, nous avons besoin de l’incarnation d’un modèle… Car le 7ème rayon est celui de l’Union entre l’esprit et la matière, entre l’essence et l’existence, et donc entre les valeurs et leur incarnation. Pour l’heure, après la faillite du modèle communiste (initié par l’ancienne URSS, pays régi par le 7ème rayon, et largement repris en Asie) il n’y a que quelques poches d’ancrage qui tentent de vivre et de s’administrer selon ces nouvelles valeurs (Auroville, Findhorn).  Mais les expériences sont encore trop marginales pour faire modèle…  Le philosophe Alain Badiou, mondialement connu, théorise une résurgence du communisme selon un nouveau modèle social juste, sur les traces de la République de Platon, mais il ne l’envisage guère avant la fin du 21ème siècle, voire même au-delà.

Le projet d’Union européenne est une réelle opportunité pour l’implantation du nouveau paradigme Verseau, de nature du 7ème rayon. Nous avons vu (dans l’article : De quoi l'Europe est-elle le nom) que l’Europe est très certainement reliée au rayon 7. Mais, du fait de la conjonction Uranus/Neptune qui a présidé au démarrage de l’Union, elle est aussi reliée au rayon 6 et reste un puissant terrain de lutte entre les influences du rayon 6 (qui sont en train de s’effacer, mais opèrent une farouche résistance) et celles du rayon 7 (qui sont en train de pénétrer la conscience collective). La crise actuelle que traverse l’Europe en est la manifestation : Les solidarités ne sont pas humaines mais financières  (le Mars du Scorpion, relié au rayon 6, prend le pas sur Neptune –deuxième niveau du rayon -et a fortiori sur Uranus). On sauve les banques et on jette des milliers de personnes à la rue. On est solidaire de la dette souveraine des Grecs, mais on ne se soucie aucunement de leur souveraineté (on leur interdit de faire appel au peuple par des élections et leur gouvernement est sous tutelle de la technocratie européenne et du couple franco-allemand, ardents défenseurs de la finance derrière une posture de rigueur), et encore moins de leurs conditions de vie qui se dégradent. Les Grecs se sentent dépossédés de leur liberté et de leur souveraineté et disent vivre un drame équivalent à l’occupation nazie… il s’agit cette fois d’une dictature économique !

Dans le pays des Droits de l’Homme, on expulse les Roms, détruisant leurs maigres biens, alors qu’ils sont des citoyens européens, et sont sans doute les plus démunis d’entre tous. On expulse manu militari des sans-papiers et, au mépris des droits humains les plus élémentaires, on arrête à la sortie des écoles, on garde en détention dans des conditions déplorables des familles en attente d’expulsion. Nulle trace de fraternité et de solidarité, sinon individuelles et les personnes qui accueillent ou aident les sans-papiers sont passibles de poursuite !

Pour l’heure, en Europe, la nouvelle vision du monde se réalise en négatif ! Dans cette crise, on fait le contraire de ce que la nouvelle vision du monde exigerait ! Peut-être que, comme pour la photo, il faut passer par la phase « négatif » pour bien impressionner les consciences avant qu’elles ne se révèlent et s’insurgent ?

La crise du politique

Les soi-disant conflits de civilisations masquent des réalités tragiques sur l’impuissance des démocraties à faire prévaloir l’humanisme sur l’économique. Là encore, la crise européenne met en lumière la crise des démocraties qui sont sous tutelle des oligarchies financières et se montrent incapables de faire respecter chez elles les valeurs qu’elles défendent à grand bruit lorsqu’elles sont bafouées par les autres pays ou civilisations. Jean Jaurès qui en appelait à la fraternité européenne pour tenter d’éviter la Grande Guerre, a été assassiné et avec lui l’espoir ! Saurons-nous, un siècle après, réinventer des modes de gouvernance qui laissent place aux valeurs humaines, à la solidarité et la fraternité ?

L’insurrection des consciences ?

Alain Badiou, Stéphane Hessel et bien d’autres en appellent à l’insurrection des consciences. C’est un terme intéressant car, étymologiquement, il signifie l’action de s’élever! On se rend compte alors combien il devient urgent d’élucider la question de la conscience et de l’élévation de conscience.

Dans nos sociétés hyper-mentales la conscience est trop souvent synonyme d’intelligence ou de niveau d’éducation… si bien qu’on ne comprend pas, que l’on n’arrive pas à penser ce que l’on nomme justement l’impensable, à savoir la question du Mal, et notamment le Mal absolu que représentent les barbaries génocidaires qui ont sévi si abondamment au 20ème siècle. Un journaliste de Libération relève combien « il est dérangeant  que des criminels nazis aient raffolé du Voyage d’hiver […]. Ils vibraient en écoutant Schubert à l’ombre des chambres à gaz ».  Car « on aimerait que la sensibilité signe la morale »[2]… Oui, nombreux avaient un niveau de culture élevé et le goût exquis… mais a-t-on pensé à leur niveau de conscience morale ? Ils n’hésitaient pas « à faire aux autres ce qu’ils n’auraient pas aimé qu’on leur fasse », et c’est une indication précieuse sur leur niveau moral, que l’on peut appeler tout simplement niveau de conscience. Face à eux, se sont élevés des individus en minorité mais qui étaient prêts « à faire aux autres et pour les autres ce qu’ils auraient aimé que l’on fasse pour eux » ! Ils se sont « élevés » contre la barbarie nazie au péril de leur vie et de celle des leurs… Leur action pour le bien commun a signé un haut niveau de conscience morale, à un échelon tellement supérieur à celle de leurs bourreaux, à l’échelon de ce que sera la conscience du Verseau (pas seulement « ne pas faire aux autres ce que l’on n’aimerait pas qu’ils nous fassent », qui est du niveau de la conscience Bélier ou Poissons, mais « faire aux autres ce que l’on aimerait qu’ils nous fassent ». Ces hommes et ces femmes étaient des résistants, des partisans, des insurgés… ils se sont levés pour que leurs contemporains et leurs descendants puissent rester des êtres de conscience debout ! « Amis, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place » dit le chant des partisans. Néanmoins ces barbares étaient nos proches, ils font partie de la famille humaine, et leur admiration de Schubert signe leur humanité.

Actuellement l’ennemi est le plus souvent invisible, il n’est pas aisément reconnaissable ou projetable, et on ne sait devant qui et au nom de quoi s’ériger. Mais le « prochain » dont parle l’Evangile est visible ! On le croise à chaque instant, devant chez nous, dans la queue au supermarché, dans la file d’autoroute…  Et ce prochain prospère et grandit en conscience morale si nous lui faisons ce que nous aimerions qu’il nous fasse… Plus nous serons nombreux à agir ainsi, et plus le paradigme du Verseau, et avec lui le rayon 7 s’incarnera sur Terre.

Egalité des droits et hiérarchie des devoirs

La quadrature du cercle réside dans ce constat : les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit et dignité, mais ne sont pas à égal niveau de conscience morale. Si bien que l’on ne peut pas exiger d’eux les mêmes devoirs.  Certains ont des consciences morales adultes et responsables, et d’autres des consciences enfantines, en création, ad educandum, en train de s’éduquer. L’homme, disait le grand pédagogue Claparède, est « un animal ad educandum »… toujours en train de s’éduquer et de s’améliorer.  Mais tout comme les enfants ont besoin du soutien des adultes qui les « élèvent » (à tous les sens du terme), les humains les plus jeunes, les plus fragiles, ont besoin du soutien de ceux d’entre eux qui sont le plus avancés en conscience,  en force et en volonté morale. La société du futur devra nécessairement se fonder sur des valeurs éducatives fortes et strictes, pour donner à tous le tutorat indispensable, tout en respectant absolument la liberté de conscience et l’égale dignité en droit de chacun.  Les beaux esprits humanistes vont devoir monter leurs exigences d’un cran, en reconnaissant qu’il y a une hiérarchie des consciences morales et que si les êtres sont bien libres et égaux en dignité et en droit, ils ne sont pas aptes aux mêmes devoirs, aux mêmes tâches… avec le corolaire que les plus avancés acceptent « librement, volontairement et fraternellement » de porter une plus grande charge de devoirs pour soulager, soutenir, secourir leurs semblables. Ainsi une nouvelle devise « liberté, volonté, fraternité » ferait écho à la première, où le terme d’égalité n’est pas encore remplacé par celui de volonté tant que l’être ne s’est pas qualifié  pour la soutenir.  

La nouvelle civilisation est en marche : Après les droits les devoirs !

Même s’il faudra du temps pour qu’elle s’installe et touche une partie significative du monde, la nouvelle civilisation est en marche : elle intègrera toutes les autres, elle fera le lien entre le global et le local, l’universel et l’individuel (ou le particulier), le tout et la partie ; rejoignant les antiques prophéties, elle réunifiera le haut et le bas, l’infiniment grand et l’infiniment petit ; elle sera fondée non seulement sur des Droits de l’Homme, et l’ensemble des  valeurs Verseau de liberté, égalité, fraternité et solidarité, mais en anticipant les valeurs de la future ère du Capricorne, elle édictera un certain nombre de  devoirs que reconnaitront et assumeront librement et volontairement les plus avancés en conscience morale, pour soutenir, aider, éduquer ceux qui sont les plus jeunes en conscience et les plus démunis en droit. Chaque ère se fonde sur des valeurs nouvelles, mais en ayant déjà en perspective une vision des exigences de l’ère suivante. Ainsi le Christ a inauguré par sa naissance il y a plus de 2000 ans l’ère des Poissons (avec le symbole récurrent des poissons et l’annonce qu’il n’était pas venu apporter la paix mais l’épée), mais il a aussi donné en perspective les valeurs d’amour et de fraternité du Verseau, à travers la formule : « aimez-vous les uns les autres ».

Les valeurs du Capricorne, éminemment exigeantes et sévères, comme le signe, sont faites de devoirs humains à l’égard non seulement des autres humains, mais aussi de tous les règnes de la Nature et de la Terre dans son ensemble, de même qu’à  l’égard des règnes les plus avancés qui nous sont encore inconnus, mais dont nous devons « intuiter » peu à peu les valeurs pour en respecter et préparer le devenir.

Ces valeurs seront-elles données par la venue d’un nouvel Instructeur ? Certains, notamment dans le courant  du New Age tant décrié mais tellement avant-gardiste, attendent le retour imminent du Christ.  Selon Bernard Coulombez[3] des êtres, tels Bouddha, Jésus-Christ, Mahomet,  viennent au fil de l’histoire pour témoigner de la progression humaine dans son évolution, et pour redonner des impulsions vers la sagesse. « Aujourd’hui un cinquième de l’humanité, quelle que soit la couleur et la nationalité, est dans la démarche de bonne volonté et de justes relations » dit-il.  C’est ce que l’on nomme le cinquième règne, ou règne humain qui reconnaît l’existence de l’âme et souhaite vivre avec bonne volonté selon de justes relations. Les sociologues pointent depuis les années 90 l’existence de ce qu’ils nomment « les créatifs culturels », et qui formeraient en Amérique du Nord et en Europe 20 à 25% de la population (au moins 1/5 de l’humanité), dont parmi eux 66% de femmes, qui ne vivent plus selon les normes et schémas établis et qui créent de nouvelles manières de vivre et de travailler.  Pour le moment ces êtres qui ne se sont pas reconnus et encore moins connectés ou organisés collectivement -ils ne fonctionnent pas sur un mode 6ème rayon de l’idéalisme et donc ils ne profèrent pas des idées, ils  mettent directement en pratique, suivant en cela l’énergie du 7ème rayon- infusent dans la société de nouvelles valeurs. Elles se  cristallisent et se concrétisent à travers de nouvelles actions spontanées et synchrones, établissant de fait de justes relations et mettant en pratique concrètement de nouveaux devoirs humains. Une véritable insurrection silencieuse est en marche, et lorsque le vieux monde étouffant s’écroulera, on verra le nouveau rayonner dans toute sa splendeur.

N’est-ce pas cela une nouvelle civilisation en marche ? Elle n’est pas supérieure aux autres, mais elle les inclut toutes et répond aux exigences d’inclusivité du processus d’évolution.

 Fanchon, le 28 février 2012


[1] Le choc des civilisations et la refondation de l'ordre mondial, publié aux USA en 1996 et paru en français en 1997. 

[2] « Le voyage d’hiver », chants d’une génération qui va s’anéantir, Philippe Lançon, pages Rebonds, Libération, 24 février 2012.

[3] Voir le film sur Bernard Coulombez : La fin d’un monde  vu par un géobiologue. http://www.youtube.com/watch?v=iNcZS04yn4Y

 

Rédigé à 11:44 dans Actualité, Astrologie, Astrologie mondiale, Cycles planétaires, Religion, Science | Lien permanent | Commentaires (2)

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Conférence "2011 plus fort que Mai 68"

J'ai déjà proposé sur ce blog un article sur ce sujet 2011 plus fort que Mai 68 ? et j'ai développé dans plusieurs articles l'importance de cette année 2011, notamment du fait de l'arrivée de la 9ème et dernière vague du Calendrier Maya qui se termine le 28 octobre 2011, selon Carl Johan Calleman .

Nous avons entamé mardi 27 septembre le dernier cycle de Lunaison de cette 9ème et dernière vague du Calendrier Maya.

C’est un cycle de Lunaison particulièrement puissant, où tout ce qui n’est plus conforme aux nouvelles énergies se dévoile et tombe, telle les têtes de l’hydre mises en lumière par Hercule dans son huitième travail dans le Scorpion (voir les Travaux d’Hercule d’Alice Bailey) et où la réponse de chacun d’entre nous doit être ajustée au plus près et au plus juste de sa loi intérieure  : cela deviendra particulièrement évident lors de la Pleine Lune du 12 octobre. 

C’est dire l’importance et la puissance des temps que nous sommes en train de vivre et dont les énergies travaillent chacun d’entre nous selon son chemin d’évolution et son chantier de service.

Voici un extrait filmé de la conférence sur le sujet que j'ai donnée à Paris le 13 septembre avec l'Association co-évoluer (www.co-evoluer.com) au Restaurant tibétain Lithang, 318 rue St Jacques à Paris (5ème).

Cliquer ici pour accéder au film. C'est un film d'Hubert Roy à visionner et retrouver sur sa chaîne !

 Fanchon le 30 septembre 2011

Rédigé à 18:24 dans Actualité, Astrologie, Astrologie mondiale, Cycles planétaires, Religion, Science | Lien permanent | Commentaires (1)

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Où il est question de fusion

Fusion du Coeur

Nous entendons beaucoup parler ces jours-ci de fusion…. et plus précisément du risque de fusion du cœur de plusieurs réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima.

Cet évènement, qui est un accident nucléaire majeur, se produit lorsqu’un réacteur cesse d’être convenablement refroidi, comme c’est le cas au Japon, étant donné les dégâts causés par le tremblement de terre et le tsunami. Le combustible nucléaire, comprenant l’uranium et le plutonium ainsi que les produits de fission hautement radioactifs, est en surchauffe et commence à fondre à l’intérieur du réacteur, risquant de franchir l’enceinte de confinement et de polluer gravement l’environnement. Nous ne sommes pas exactement informés de la gravité du phénomène en cours à Fukushima.

 Plusieurs accidents de ce type se sont déjà produits à Three Mile Island  en 1979, mais surtout à Tchernobyl en 1986. On s’est beaucoup glosé alors du manque d’information en provenance de ce qui était encore l’Union soviétique (nous pouvons observer depuis combien nos gouvernements occidentaux ne sont guère de meilleurs informateurs en la matière !), toujours est-il que l’on doit à leur puissante organisation centralisée de l’époque d’avoir évité le pire et en l’occurrence la désertification d’une partie de l’Europe par la contamination nucléaire. Plus de 500 000 hommes ont travaillé pendant près d’1 an : des mineurs ont d’abord creusé un tunnel sous le réacteur en fusion pour y couler une dalle de béton évitant que le cœur en fusion ne s’enfonce dans la terre ; puis des militaires ont construit un sarcophage en béton pour éviter la contamination aérienne. Plus de 40 000 hommes ont laissé leur vie et nombreux sont ceux qui connaissent maladies et vieillissement prématuré… mais qui nous dira le vrai ? A ces hommes, dont les premiers furent appelés les « liquidateurs », l’on doit de pouvoir vivre encore normalement en Europe !

Au Japon la catastrophe aurait pu être évitée si « les responsables » (de l’usine, de la société exploitante, du gouvernement ? Qui connait la chaîne des responsabilités ?) avaient décidé aussitôt après le tsunami de noyer les réacteurs.  Cela aurait empêché tout risque de fusion des réacteurs et donc tout risque pour l’environnement et les populations, mais aurait irrémédiablement détruit les réacteurs. Pour les préserver la décision n’a pas été prise et l’on voir où cela conduit….

 

Tout ça pour transformer de l’eau en vapeur !

La technique utilisée par le nucléaire civil pour faire de l’électricité est la fission nucléaire. Les noyaux d’atomes lourds et instables (radioactifs) tels l’uranium et le plutonium (contenant beaucoup de nucléons –les protons et neutrons constituants du noyau) sont bombardés de neutrons de manière à être divisés en deux noyaux plus légers. Cette fission du noyau libère beaucoup d’énergie et elle a la particularité de libérer également 2 ou 3 neutrons qui vont à leur tour casser d’autres noyaux fissiles qui continueront à libérer d’autres neutrons qui, etc… l’Opération de fission se poursuit ainsi d’elle-même, c’est ce que l’on appelle la réaction en chaîne. Une fois la réaction de fission enclenchée, elle s’autoalimente et gagne en puissance, au risque de devenir incontrôlable.

Cette propriété induite des matières radioactives a été découverte en 1938 (à Berlin ! Avant de suivre tout un circuit d’informations scientifique débouchant en 1939 aux USA) et a conduit à la fabrication des premières bombes atomiques, avant d’être utilisée industriellement pour produire de l’électricité.

Paradoxalement la chaleur ainsi dégagée par les réactions nucléaires en chaîne ne sert qu’à transformer de l’eau en vapeur, permettant d’actionner une turbine pour produire de l’électricité. Tout ça pour ça ! Quand on sait combien les produits sont hautement radioactifs et dangereux pour la vie à très long terme, et combien les risques de catastrophe, forcément imprévisibles, sont loin d’être inexistants, on se dit que les risques humains et environnementaux sont disproportionnés eu égard aux bénéfices électriques obtenus !

Il est sans doute temps de trouver de nouveaux moyens pour transformer de l’eau en vapeur !

 

La fusion nucléaire : le Soleil comme modèle

Si la fission nucléaire est entièrement provoquée par l’homme, il existe une autre technique, inversée et plus naturelle, car elle participe des phénomènes universels : la fusion nucléaire. Celle-ci est à l’œuvre dans le soleil et dans la plupart des étoiles.

 

Sun_in_X-Ray

A des températures extrêmement élevées, au cœur du soleil, deux noyaux d’hydrogène fusionnent pour donner un noyau de deutérium. A leur tour deux noyaux de deutérium fusionnent pour donner un noyau l’hélium. Cette réaction dite de fusion thermonucléaire qui ne résulte pas de la cassure d’un noyau lourd comme celui de l’uranium,  mais de l’union de deux noyaux légers pour donner un noyau plus lourd, libère une grande quantité d’énergie, 3 à 4 fois plus, à masse égale de combustible, que la fission.

Contrairement à la fission nucléaire, les produits de la fusion (principalement de l'hélium 4) ne sont pas radioactifs et ne peuvent pas enclencher d’emballement spontané de la réaction. Ils excluent donc tout risque d’explosion et de contamination radioactive. Il suffit, en effet, de couper l’arrivée du combustible pour que la réaction de fusion s’arrête d’elle-même. Autre avantage : les combustibles nécessaires, deutérium et tritium, existent en grande quantité sur notre planète. Le deutérium est présent dans l’eau de mer et le tritium est fabriqué à partir du lithium, que l’on trouve également dans l’eau de mer ainsi que dans les roches.

Cette technique qui présente tellement d’avantage et aucun des risques graves de la fission, n’a trouvé à ce jour qu’un développement militaire (la bombe H) mais aucune application industrielle, en dépit des recherches déployées depuis les années cinquante. Bien que naturel, le phénomène de fusion n’est pas facile à copier. Il n’est pas simple, en effet, de reproduire les conditions des réactions thermonucléaires naturelles existant dans le soleil. Pour provoquer la fusion de deux atomes de deutérium et de tritium qui ont tendance à se repousser l’un l’autre, il faut porter ces deux éléments à une température de l’ordre de 100 millions de degrés, afin d’obtenir ce que l’on appelle un plasma fournissant suffisamment d’énergie pour favoriser la fusion des deux noyaux et donner un noyau d’hélium. Cette fusion libère un neutron ainsi qu’une forte énergie que l’on peut calculer grâce à la formule bien connue d’Einstein E=mc2, m représentant le défaut de masse induit par la réaction (la somme des masses des deux noyaux de départ est en effet supérieure à celle de l’élément créé). Outre qu’il est difficile d’obtenir des températures aussi élevées, le défi est de trouver un matériau d’enceinte susceptible d’y résister et de contenir durablement ce plasma.

L’idée remonte aux années 1950 lorsque le physicien russe Andrei Sakharov invente le concept du réacteur à fusion nucléaire, qu’il baptise tokamak. Deux projets œuvrent dans ce sens actuellement :

1.       Un vaste projet international, le projet ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor[1] ) implanté en France, à Cadarache, a pour but de trouver la faisabilité technique de la production d’énergie à partir d’un réacteur de fusion nucléaire.

2.       Le laboratoire Sandia, aux USA a produit la Z machine, une première génération de machine susceptible de produire une énergie par fusion. Ce système pourrait être industrialisé aisément dans des petites unités de production, évitant l’inconvénient d’un très gros système forcément centralisé et monopolistique, fusse-t-il mondial. De « nombreux scientifiques comparent ITER à une machine à vapeur, et la Z machine à un moteur à explosion »[2]. 

 

Fission, fusion et lois de la Vie

Il est probable que le procédé de fusion tire ses avantages d’être calqué sur un processus naturel créateur, à l’œuvre dans l’univers et donc conforme aux lois de la Vie, aux lois de développement de la Vie et surtout au processus d’évolution de la Vie, qui fait passer les atomes de vies en vies chaque fois plus élaborées et plus complexes. La fusion est en quelque sorte un procédé alchimique qui fait passer la vie atomique à un niveau supérieur dans l’échelon de la vie (à l’exemple de l’échelon atomique mentionnés dans le fameux tableau périodique des éléments de Mendeleïev) et donc qui enrichit la vie, en lui permettant d’atteindre un niveau supérieur.

La fission, à l’inverse, est un procédé qui en détruisant la forme libère une vie qui n’a pas eu le temps de vivre son expérience et d’évoluer naturellement pour passer à l’échelon supérieur et qui se trouve bien au contraire dégradée, rabaissée à un échelon inférieur. D’où, certainement, les effets éminemment destructeurs des produits de la fission. La fission, avec ses redoutables réactions en chaîne incontrôlables, est porteuse d’un processus involutif et mortel, contraire aux lois de la Vie. Car la fission ne provoque pas une simple mort de la forme, ce que toute vie connait dans son évolution, en passant de forme en forme, mais elle s’attaque au processus évolutif de la Vie même. Des irradiations élevées vont, en effet, jusqu’à provoquer des lésions de l’ADN entraînant des ruptures de la double hélice avec des conséquences héréditaires immaitrisables.

On peut dire qu’avec la fission l’homme a joué à l’apprenti sorcier et nous sommes en train d’en faire la redoutable expérience. Dans les échelons d’évolution de la Vie le mal est relatif, mais de par cette atteinte au cœur du processus de vie même, nous sommes face à ce que l’on pourrait nommer le mal absolu.

Le processus de fusion, à l’inverse, est un processus inclusif d’union, vivant et évolutif. Il met  vraisemblablement à l’œuvre la force d'Amour universelle[3]. Lorsque l’homme maîtrisera le processus de fusion, il sera véritablement devenu alchimiste, il saura transformer le plomb en or, car il saura maîtriser la force forte de toute force mentionnée  par la Table d’Emeraude[4] : «C’est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide ». 

Soutenons de nos pensées les chercheurs qui œuvrent dans ce sens et les responsables qui sauront les entendre ! Car ces chercheurs existent sans doute, mais sont-ils écoutés ?

Fanchon, le 2 avril 2011



[1]  www.iter.org

[2] Nexus, n° 73, mars-avril 2011, La Z machine, énergie propre ou arme atomique, Jérôme Dangmann, page 107.

[3] L’Amour ou le choix de la Vie, Fanchon Pradalier-Roy, éditions du Rocher.

[4] La Table d’Emeraude, Hermès Trismégiste, commentaires par Hortulin, p.44.

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Le dernier cycle du calendrier maya, ou la 9ème et dernière marche

Introduction : les cycles et le temps de la Terre (Chronos) – Le calendrier sacré des Mayas et le temps du Ciel (Kairos).

J’étudie dans quelle mesure les grands cycles et inter-cycles planétaires scandent les grandes évolutions de la civilisation, de la culture et de chaque société. Le premier grand cycle, évident, est celui de la précession des équinoxes et donne ce que nous appelons les ères astrologiques d’une durée de 2160 ans environ chacune et une Grande Ere de 26 000 ans. Il n’est de secret pour personne que l’ère des Poissons qui a débuté avec le christianisme, est finissante, que nous sommes peut-être même déjà entrés dans l’ère du Verseau, ou sinon que c’est imminent. Le problème pour se mettre d’accord sur les dates de changement d’ère vient du fait qu’il faudrait déjà s’accorder sur une date d’origine.  

Les Mayas ont résolu le problème, en se donnant une date fondatrice et même une date en perspective, le fameux 21/12/ 2012 en perspective. Car les Mayas dont il ne reste hélas que très peu de traces, la plupart de leurs textes sacrés ayant été brulés par les Espagnols, étaient de prodigieux astronomes et avaient plusieurs calendriers. A côté du calendrier classique, relatant le temps terrestre à travers les cycles planétaires que nous connaissons, ils avaient un calendrier sacré qui donnait les cycles d’un temps différent du temps de Chronos : le temps de Kairos, ou temps cosmique, spirituel, de surgissement d’un nouveau rythme d’évolution, de la parole divine en quelque sorte. Un calendrier qui donne le rythme cosmique de surgissement de différentes périodes de la conscience.

Les Mayas ne sont pas un peuple ou une ethnie, mais un ensemble de peuples qui se réfère à un système cosmologique, à un calendrier. Le peuple maya a développé le Calendrier le plus sophistiqué au monde. Le Calendrier sacré de 260 jours était utilisé non seulement par les Mayas, mais dans toute la Méso-Amérique, du Salvador au Honduras, jusqu’aux USA actuels.  C’est proche de la culture Cherokee de Géorgie. Les Mayas sont pour l’Amérique, l’équivalent des Grecs en Europe.

Paris avait encore moins de 1000 habitants lorsque Tical comptait 80 000 personnes ! C’était alors l’une des plus grandes métropoles au monde. Leurs capitales changeaient selon les données du Calendrier. Dans chaque Cité il y avait un prophète (ou gardien des jours) qui prédisait la nouvelle période et décidait des changements. Entre 800 et 830 les sites importants ont été abandonnés, alors qu’un nouveau baktun (un cycle de 394 ans de leur calendrier), le 13ème et le dernier d’un compte long commençait en 830. Ils devaient réorganiser leur système politique[1].

Nous devrions en prendre de la graine : incapables de comprendre et d’accepter que notre système de pensée n’est plus approprié, nous n’enclenchons pas les réformes politiques, sociales et économiques nécessaires, attendant que, comme dans le pourtour méditerranéen actuellement, les peuples l’exigent !

 

2011 / 2012 ou la fin d’un monde et l’avènement d’une nouvelle conscience universelle, d’après le Calendrier Maya

Mes sources sont deux auteurs fondamentaux sur la question[2] : l’un qui travaille dans le domaine de la science : Carl Johan Calleman, biologiste, spécialiste du cancer, chercheur à partir du Calendrier sacré des Mayas, grâce auquel il trace une nouvelle théorie de l’évolution ; et l’autre qui œuvre dans le domaine de la conscience, Barbara HandClow, auteure, conférencière, ancienne éditrice et détentrice de la Tradition maya et Cherokee, qui anime des séminaires d’expansion de conscience sur de multiples sites sacrés.

Les Mayas ont deux temps différents, un temps de la Terre en quelque sorte, qui est donné par le calendrier astronomique classique, et un temps du Ciel qui leur est donné par un calendrier sacré. Ce Calendrier se base sur un compte des jours, le Tzolkin (260 jours = 13X20), et se décline sous forme de multiples de 13 avec une numération vicésimale. Sa base de calcul est le tun, correspondant à une année de 360 jours (comme le faisaient, semble-t-il, nombre de cultures classiques anciennes, voir les Ligne d’or[3]). Ainsi les années chez les Mayas se déclinent en 360 jours, ce qui entraîne une différence graduelle avec le calendrier grégorien que nous connaissons. Remarquons que 360 correspond aux 360° degrés du cercle et donne une harmonique que ne donne point le calendrier grégorien qui dénombre 365 jours ¼.

Les Mayas ont repéré 9 cycles principaux qu’ils ont représenté dans leurs pyramides à 9 degrés. Chacun de ces cycles a une durée de 13 fois une puissance de 20 de cette année de 360 jours, et un rythme d’évolution inversement proportionnel.

 

15 et 18-FPR-Pyramide-chichenitza

La pyramide de Chichen Itza

Voir aussi le tableau et l'illustration ci-après notamment : le schéma des 9 cycles inclus les uns dans les autres.

 

Tous les cycles sont inclus les uns dans les autres. Et nous trouvons successivement 9 périodes ou Inframondes qui correspondent à des durées d’évolution particulières :

  1. Du Big Bang avec l’apparition de l’Hydrogène jusqu’aux premières cellules vivantes (Inframonde 1),
  2. Des organismes unicellulaires aux premiers animaux (des unicellulaires aux mammifères : Inframonde 2),
  3. Des mammifères aux premiers hominidés (Inframonde 3).
  4. Des Hominidés aux Homo sapiens (Inframonde 4),
  5. Ensuite surgit une civilisation où s’exprime l’évolution de la conscience humaine à travers l’écriture (Inframonde 5).
  6. Depuis 3113 av JC, nous sommes entrés dans une civilisation de prise de conscience nationale (civilisations des Cités puis des Nations : Inframonde 6).
  7. Au milieu du 18ème siècle (1759), débute l’Inframonde 7, d’une durée de 256 ans, celui de l’avènement d’une conscience héliocentrique, de masse, avec le primas d’une conception scientifique du monde et de  l’industrialisation.
  8. En 1999, à l’aube du 3ème millénaire, ce qui n’est pas un mince symbole, débute le court cycle de 12.9 ans d’un niveau de conscience inversement proportionnel à cette durée, qui atteint un stade galactique (Inframonde 8). Notons que c’est dans cette période, comme par hasard, que l’on découvre un trou noir au centre de la galaxie.
  9. pour nous conduire en un laps de temps très court,  260 jours (le tzolkin) à une conscience universelle (Inframonde 9), et arriver à ce que les Mayas nomment  le 5ème Soleil (et d’autres le 5ème Règne). Peut-être découvrira-t-on alors un point qui serait le centre de l’Univers comme on a trouvé, juste au démarrage de la précédente période, un trou noir au centre de la galaxie ? Ou encore la manifestation de la Vie dans d’autres systèmes solaires ou d’autres galaxies ? Car, comme à l’accoutumé, chaque fois que l’humanité arrive à un nouveau degré de conscience elle trouve la correspondance physique dans sa manifestation extérieure

 

 

Cycles ou

Degrés de conscience

Inframonde

Temps cosmique spirituel

Temps terrestre physique

Phénomène de départ et conscience

Datation du phénomène  de départ

9

Universel

13 x 20 tun0

260 jours

?

11/02/2011

Ou 9/03/2011

8

Galactique

13 x 200 tuns

4680 jours

(12,8 années)

?

Internet – Trou noir galactique - Galactocentrisme

janvier 1999

7

Planétaire

13 x 201 tuns

256 ans

Industrialisation

héliocentrisme

 1759

6

National

13 x 20² tuns

5125 ans

Langage écrit

Agriculture

Géocentrisme

3113 av. J-C

5

Régional

13 x 203 tuns

102000 ans

Langage parlé

Homocentrisme

100 000 av. J-C

4

Tribal

13 x 204 tuns

2 millions

d’années

Premiers humains

2 millions d’années

3

Familial

13 x 205 tuns

41 millions

d’années

Premiers primates

40 millions d’années

2

Mammalien

13 x 206 tuns

820 millions d’années

Premiers animaux

850 millions d’années

1

Cellulaire

13 x 207 tuns

16,4 milliards d’années

Matière ;

Big bang

15 à 16 milliards d’années

0

 

 

 

Big bang

 

 

Tableau de la durée des neuf Inframondes (d’après l’illustration de Calleman, tirée de The Mayan Calendar and the transformation of consciousness). Dans l’ouvrage de Barbara HandClow, Le Code Maya.

 

Ainsi les Mayas nous ont laissé un système de compréhension de l’évolution de la Vie tout à fait exceptionnel, où les cycles sont inclusifs et non point juxtaposés, et où chaque passage au nouveau cycle se fait non pas graduellement, mais par un saut de conscience rapide et vingt fois supérieur au cycle antérieur, de manière inversement proportionnelle à la durée temporelle linéaire, selon un multiple de 20.

C’est-à-dire que durant les 12,8 ans du dernier cycle qui a débuté en janvier 1999 et qui se termine en 2011 (selon Calleman la fin du calendrier n’advient pas en 2012, ni non plus à la mythique date du 21/12/2012, mais le 28 octobre 2011), le niveau de la conscience est 20 fois plus élevé que celui des 256 dernières années, et 202 (soit 400) fois plus soutenu que celui du grand cycle de 5125 ans, tous ces cycles se terminant en 2011, etc…

Car tous les cycles sont inclus les uns dans les autres, et « s’originent » d’un côté au big bang pour aboutir à une date de passage qui advient en 2011/2012. Si bien que nous relevons une accélération exponentielle de la conscience et par là même de l’évolution.  Durant les 260 jours de la fin du Calendrier, du 8 février 2011 au 28 octobre, l’accélération de la conscience sera 207 fois supérieure au rythme de la première période qui a duré 15 à 16 milliard d’années pour que, depuis le big bang, advienne les premières cellules vivantes.

Si bien que nous pourrions dire que depuis 1999, dans ce 8ème cycle, nous récapitulons les 7 périodes antérieures d’évolution et que nous sommes en train de vivre intérieurement toute la mémoire du système solaire, de la galaxie et de l’univers. Durant les 260 jours de la dernière et 9ème période nous récapitulerons l’ensemble des cycles et toute l’histoire de l’univers, pour intégrer une conscience universelle à 9 dimensions comme le suggère Barbara HandClow.

Les deux images des cycles imbriqués, et de la pyramide à 9 degrés (voir les illustrations) nous permettent de conscientiser le fait que ces cycles ne sont pas séparés mais inclus les uns dans les autres, que chacun s’appuie sur le précédent, et qu’il hisse la conscience à un niveau vingt fois supérieur au précédent. Arrivée au sommet, la conscience embrasse tout l’univers, la Terre incluse. Il ne s’agit sans doute pas de la fin du monde, mais de la fin d’une vision du monde.

 

17et 19-FPR- CyclesMayas

 


 CONCLUSION : Nous franchissons la dernière marche

Calleman a mis la lumière sur ce dernier cycle maya de 260 jours dans lequel nous sommes entrés. Mais comme deux dates courent pour ce démarrage, celle du 11/02/2011 puis celle du 9 mars 2011, j’apporte la précision suivante, donnée par Calleman lui-même dans une lettre de janvier 2011, traduite par Marie-Claude Jemolli.

« Le 11 février 2011 est le début (1 Imix) d’un nouveau tour de Tzolkin de 260 jours, mais le 9 mars 2011 est le début de la 9ème onde ou Inframonde universel de 234 jours ».

Depuis ce 9 mars donc, nous sommes entrés dans la 9ème et dernière vague, ou onde, de l’Inframonde universel. C’est la 9ème vague, la 9 ème et dernière marche qui reste à franchir. Comme on le sait la dernière marche est toujours la plus délicate car on peut, par un faux pas, ruiner tous les efforts réalisés jusque là !

Il semble évident que la période que nous vivons (et déjà depuis 1999, date d’entrée dans la 8ème onde), et que nous nommons « crise » dans le monde entier, est, comme toutes les crises, la marque d’un changement profond dans la conscience individuelle et collective. De façon première et évidente il y a changement de paradigme. Le paradigme fondé sur la science du 19ème siècle, le développement industriel, et la notion de progrès matériel n’est plus opérant. La vision darwiniste de l’évolution même est obsolète, car le monde n’évolue pas par hasard, de façon lente et graduelle mais selon des sauts de conscience que les cycles astrologiques et les cycles mayas permettent de repérer. Le fait que la notion même de hasard puisse être remise en question est une révolution extraordinaire de la conscience et l’astrologie est la première concernée, car elle est par excellence la science des lois et des temps d’évolution.

Tout comme il faut un effort pour gravir une marche, les crises bousculent nos vies pour que nous nous hissions à un autre niveau. Nous sommes en train de franchir la 9ème marche ! Notre conscience même, hissée au plus haut niveau de la pyramide et retrouvant le Ciel et nos origines, nous donne une responsabilité qui ne nous laisse plus de droit à l’erreur. Callemann évoque le fait qu’aux termes de 2011, 2012, l’humanité ayant atteint une conscience galactique puis universelle, a accès à ses origines et rejoint en quelque sorte son Créateur (quel qu’il soit : Dieu ou le Big Bang) et que de ce fait une partie de l’évolution est achevée.

Le nouveau paradigme de la pensée, en gestation, touche à la Vie et à l’universel.  La Vie n’est pas seulement matière ou forme, mais elle a deux pôles, Esprit et Matière et elle se développe selon une polarité créatrice, à travers le troisième pôle qui est la conscience[4].

Tout a une conscience, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, et la conscience de chaque partie est incluse dans la Totalité et inclut en même temps cette Totalité. Tout ce qui touche un élément de cet ensemble est vital et concerne l’ensemble. L’homme dont le niveau de conscience est en train de se hisser à la conscience du Tout est devenu particulièrement responsable alors qu’il continue à se comporter comme un apprenti-sorcier. L’écologie, fondée sur une vision systémique, en particulier sur le système Gaïa, est un signe visible de cette évolution. Mais elle reste encore trop axée sur Gaïa-la Terre, justement, alors qu’il faut inclure une vision universelle, parce que la Terre elle-même résonne à l’Univers et l’inclut.

Au niveau de la civilisation, nous avons quitté le néolithique (9000 av. J.-C. à 3300 av. J.-C.), l’ère de l’outil, de la technologie et du matériel, pour accéder au « noolithique »[5], l’ère de la connaissance et de la conscience. Toutes nos valeurs sont à revoir et rénover dans ce sens, et la crise en cours nous incite à les formuler et les mettre en pratique au plus vite !

Le changement de paradigme que nous sommes en train de vivre revêt une dimension tout à fait singulière : nous sommes à la convergence de cycles qui sont à l’échelle non seulement de civilisations, mais de l’évolution dans son ensemble, si l’on en croit la théorie de Carl Johan Calleman. Outre la fin du dernier cycle maya de 5125 ans, nous sommes à l’issue de l’ère des Poissons (qui a débuté avec l’avènement du christianisme, dont les Poissons sont le symbole) qui a permis à l’humanité de sortir de la conscience grégaire du Bélier (de 2160 ans avant J.-C. jusqu’à l’an 0), pour acquérir une conscience individuelle, mentale, rationnelle (la croix mutable, dont les Poissons occupent le MC), mais aussi une conscience duelle (les deux Poissons, les deux coupes opposées du symbole du signe des Poissons), discriminante, compétitive et encore séparative.

Au bout de ce chemin des Poissons, durant laquelle s’est développée la science et la raison, arrive la perspective du Verseau, où chaque conscience individuelle, solaire, libérée de la prégnance du groupe familial ou social, ne se ressent plus comme le centre du monde, mais comme un centre du monde, parmi une multiplicité de mondes, individuels mais non séparés,  différents mais égaux, chacun participant d’une même unité universelle…. Une galaxie de Soleils, en somme : notre galaxie ? Ainsi va s’éveiller peu à peu, durant les 2160 ans qui viennent, une nouvelle conscience Verseau, qui englobe les consciences individuelles (l’axe Verseau/Lion) dans une perspective unifiée, la force à l’œuvre pour cette unification étant l’amour. Car l’amour n’est pas que l’affaire de deux êtres, mais la grande force d’unification universelle, le symbole même de la Force Une, englobant toutes les autres forces, que cherchent les physiciens. Force d’intégration, d’harmonie et de cohésion, et, à l’inverse, de rejet, de confusion et de désintégration, l’amour n’est pas seulement agi par Vénus, mais au niveau collectif par Uranus, la planète maître du Verseau[6]. A cette valeur prônée par Jésus, la France a donné dans les textes fondateurs de la République, le joli nom de fraternité !

Voilà le maître-mot du nouveau paradigme… Puissions-nous l’intégrer chaque jour un peu mieux dans nos cœurs, et la mettre à l’œuvre toujours plus dans nos actes ! Le manque de fraternité et d’amour pourrait bien être l’obstacle majeur pour franchir la dernière marche !

Fanchon le 9/03/2011

 

Sites de références en français :

Blog de Marie Claude Jemolli : http://lecalendriermaya.wordpress.com/2010/11/02/journal-du-4-ahau/

Blog de Pierre consacré au calendrier maya : http://www.4-ahau.com/Home.html

 


[1] (Sources : séminaire de Carl Johan Calleman, auquel j’ai participé, Paris les 18 et 19 septembre 2010)

[2] Le Code Maya : 2012, la fin d’un monde ou l’accélération de la conscience collective, Barbara Hand Clow, éditions Alphée 2007.

Cosmologie maya et théorie quantique - La nouvelle théorie de l’évolution, Carl Johan Calleman, éditions Alphée, avril 2010.

[3] Les Lignes d’or, Sylvain Tristan, éditions Alphée 2005.

[4] Le karma dévoilé, Fanchon Pradalier-Roy, éditions Alphée, 2005.

[5] Selon la proposition terminologique de Pierre Lévy et de Michel Serres, pour nommer cette nouvelle ère de connaissance, dans le prolongement de la « noosphère » de Teilhard de Chardin.

[6]L’Amour ou le choix de la Vie, Fanchon Pradalier-Roy, éditions du Rocher, 2004.

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