Les Dioscures, Fils de Dieu, Castor et Pollux[1], entrent en scène
Le cycle de Lunaison débuté le 1er juillet est particulièrement intéressant : il nous amène dans les derniers degrés de la Constellation des Gémeaux, à considérer les deux jumeaux mythologiques, Castor et Pollux, le mortel et l’immortel. Et il nous incite donc à considérer, au cas où nous l’aurions oublié, ce qui fonde notre nature humaine : sa part mortelle, la personnalité, et sa part immortelle, l’âme. Au niveau collectif et mondial, il nous amène à distinguer le vrai du faux, le juste de l’injuste, le bien de l’ensemble et le bien de chacun (ou les biens de quelques-uns !), ce qui est vivant et ce qui est mort, etc.
Castor et Pollux. Par Ketrin 1407
La Lunaison du 1er juillet 2011 : la quadrature du cercle !
Carte du Ciel, logiciel Aureas
Comme la précédente du 1er juin, c’est une Lunaison à éclipse partielle de Soleil qui se fait en Cancer en signe, mais en Gémeaux en Constellation. En revanche la Pleine Lune de ce cycle n’est pas à éclipse comme la précédente. Mais une Lunaison d’éclipse est toujours une Lunaison majeure dans l’année, un tournant. C’est donc la deuxième dans ce genre.
Le thème de cette Lunaison est lui-même tout à fait remarquable : il déploie un grand carré en signes cardinaux et en maisons fixes, emportant la conjonction Soleil/Lune dans deux carrés respectifs à Uranus et Saturne (opposés entre eux) et dans une opposition à Pluton. Ce cycle va demander à chacun de résoudre sa propre quadrature du cercle, sa problématique majeure qui, précisément, exige de ne plus s’identifier à l’ego mais de laisser rayonner son âme, somme de dépasser ses passions et ses pulsions, de distinguer entre la lumière et l’ombre, le juste et le faux, l’essentiel et le convenu ou le superflu, pour démasquer tout ce qui n’est plus conforme à ce que nous sommes actuellement, et nous amener à faire des choix créatifs, novateurs et féconds. Bien entendu c’est un travail de longue haleine, c’est le travail de toute une vie. Mais ce genre de cycle de Lunaison nous rappelle à cette exigence. Pour une Lunaison de vacances, ce n’est pas simple ! Sauf si on accepte de vivre et de se laisser vivre dans le lâcher prise, et la simplicité de l’essentiel !
La Pleine Lune va être essentielle et révéler le sens de ce cycle.
La Pleine Lune du 15 juillet 2011 encadrée par Castor et Pollux
De manière tout à fait étonnante le degré du Soleil de cette Pleine Lune se situe juste entre les deux étoiles Castor et Pollux (un peu plus près de Pollux que de Castor !).
La constellation des Gémeaux et les deux étoiles Castor et Pollux
Cela révèle la question posée par la quadrature de la Nouvelle Lune : il s’agissait de choisir en nous entre la part immortelle et lumineuse (Pollux qui est une des étoiles la plus lumineuse du Ciel et plus lumineuse que son jumeau Castor), et la part mortelle et plus sombre, Castor. Et de trouver un équilibre qui intègre la part d’ombre (notre humanité) mais s’ouvre à la part lumineuse (notre âme). Cette pleine Lune va-t-elle plutôt réfléchir notre part d’ombre ou notre part de lumière, ou un équilibre et une intégration des deux ?
Les grands évènements de ce cycle : un monde en noir et blanc, où chacun exhibe sa vérité
Dès le 1er juillet, l’affaire qui est devenu l’un des grands révélateurs de conscience au niveau mondial, l’affaire DSK, a connu un renversement spectaculaire. Nul doute que ce n’est pas fini, et qu’entre ce qui a été entrevu comme une nouvelle vérité le 1er juillet, sera sinon remis en question à nouveau, du moins précisé, éclairé avec plus de justesse et avancera des éclairages nouveaux. Mais nous voyons comment l’analyse de cette affaire fonctionne en noir et blanc à tous les niveaux. Chacun y voit le noir qui révèle sa propre lumière, sa propre vérité… Les féministes y voient un signe de la persistance de la domination masculine, les Noirs y voient un combat de plus à mener dans la domination par les Blancs, l’engagé y ressent un lieu de plus d’un combat politique, les adeptes de la théorie du complot y voient une conspiration de plus, ceux qui s’intéressent à la justice comparent les systèmes judiciaires, un chroniqueur sensé et modéré comme Bernard Guetta pointe le danger démagogique de la nomination d’un juge par élection,… Bref c’est une source inépuisable de réflexions…
Mais pas sûr que la vérité en jaillisse. Et d’ailleurs, la vérité peut-être jaillir des médias ? Car cette affaire nous montre finalement comment fonctionnent les informations : elles se focalisent sur l’évènement qui fait le plus de bruit, et qui parfois est construit pour faire du bruit, comme au début la fameuse ballade de DSK devant les caméras, avec des menottes, nommée aux USA perp walk, (parade des suspects), puis la manifestation des femmes de chambre, maintenant que l’accusation à l’égard de DSK vacille : les déclarations des associations militantes de défense des noirs et des femmes en faveur de la toujours supposée victime,… Chacun doit se frayer un chemin de conscience dans ce grand déballage où ce qui fait sens n’est pas ce qui se voit ou s’entend le mieux ! Néanmoins, ce qui est formidablement intéressant c’est que nous avons entendu en 1 mois et demi (un cycle et un demi-cycle de Lunaison) deux vérités différentes et diamétralement opposées, et un tel retournement est rare… Mais encore bien trop dichotomique. De ce noir et blanc commence à naître une vérité qui est justement ni noire ni blanche, mais en noir et blanc… en demi-teinte. Qui est le coupable, qui est la victime ? De quoi chacun des deux protagonistes est-il coupable, et de quoi est-il victime ?
Un mythe moderne et ses enseignements
DSK est peut-être victime d’une manipulation mais n’aurait jamais du se laisser aller à des pulsions qui ont permis un face à face ravageur, d’habitude invisible, caché et non dit, entre ceux qui sont privilégiés et ceux qui « gagnent » leur vie en assurant partout et à tout instant sur la planète, le confort et le bien-être, y compris sexuel, des premiers… Ainsi est mise en lumière une des vérités de ce temps, cette séparation du monde en deux, les nantis et les autres, les dominants et les dominés… Leur union est jusqu’alors impossible, ne peut faire l’objet que d’un rapport monnayé (salariat ou prostitution) ou d’un viol (réel ou symbolique) !
L’affaire DSK est à la mesure d’un mythe moderne, même si, tel Zeus, DSK n’était pas déguisé en cygne, elle met en lumière les rapports violents, grossiers et dominateurs entre les dieux de l’Olympe financière et démocratique (symbole : Pollux fils de Zeus) et les simples humains mortels soumis à leurs lois (Castor, fils de Tyndare). Il ne pourra en sortir que du bien, car peu à peu la vérité de chacun se fraye un chemin dans ce labyrinthe.
Le berceau de la démocratie, la Grèce, qui croule sous les poids d’une dette qui ne fait qu’enrichir les plus riches au détriment des plus pauvres, témoigne de la vitalité de ce combat. Celui-ci n’est pas une lutte finale sur Terre, mais une lutte intérieure en chacun, une lutte noble et vivante en Soi. Car notre part mortelle, la personnalité, doit bien se relier à la part divine, pour sortir des ténèbres et mettre à jour l’illusion de la séparation, de la séparativité. Pollux est bien immortel et Castor mortel, mais ils sont frères !
Nous entrons dans l’ère de la fraternité !
Fanchon le 11 juillet 2011
[1] Rappelons que Castor et Pollux sont les enfants de Leda, épouse de Tyndare, roi de Sparte. Elle fut séduite par Zeus, déguisé en cygne. Léda donna naissance à Pollux et Hélène, puis à Castor et Clytemnestre. Plusieurs versions de la légende existent dont l’une confère à Pollux et Hélène l’immortalité grâce à la paternité de Zeus, alors que Castor et Clytemnestre sont enfants de Tyndare et mortels. Finalement Zeus leur consacre à tous deux l’immortalité en les projetant dans le ciel comme étoiles de la constellation des Gémeaux dont ils sont le symbole. Une autre légende est porteuse d’une même symbolique de la gémellité : l’histoire d’Abel et Caïn.